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Sylvain Guintoli, champion EWC : « C’est encore meilleur lorsqu’on a beaucoup travaillé pour y arriver »

14.10.2021

Sylvain Guintoli, champion EWC : « C’est encore meilleur lorsqu’on a beaucoup travaillé pour y arriver »

La star de Suzuki, Sylvain Guintoli, est l'un des trois pilotes à avoir repoussé les limites de la Suzuki GSX-R 1000, lors de la dernière course d’endurance à Most avec le team usine Yoshimura SERT Motul. Avec Xavier Simeon et Gregg Black, ils ont défendu leur titre de champion durant  six heures éprouvantes. Sylvain nous a fait part de leur performance immédiatement après avoir reçu le trophée du championnat.

Sylvain, c'était ta première saison avec le team Yoshimura SERT Motul ; c'était aussi ta première course de 24 heures au Mans et ton premier Championnat du Monde d'Endurance. Comment résumer tous ces moments uniques ?

C'est juste génial. Quand j'ai entendu parler de ce programme pour la première fois, j'ai pensé « ça va être génial ! » C'est une belle association entre le SERT, Yoshimura et Motul, tous côte à côte pour être les plus performants. J'ai toujours voulu courir les 24 Heures du Mans et essayer de les gagner. C'est certainement encore plus particulier pour les pilotes français, mais c'est un événement vraiment cool à vivre. Quand ils m'ont demandé l'année dernière, j'étais tout de suite partant. Cela a dépassé toutes mes attentes. Gagner d'abord les deux grandes courses - Le Mans et le Bol D'Or - et enfin ce titre. Quelle année !

Sylvain, c'était ta première saison avec le team Yoshimura SERT Motul ; c'était aussi ta première course de 24 heures au Mans et ton premier Championnat du Monde d'Endurance. Comment résumer tous ces moments uniques ?

Je viens d'entendre quelques chiffres ici de votre directeur technique Kato Yohei. C'est le 17ème championnat du monde pour le SERT, le 20ème pour Suzuki et le premier pour cette équipe. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

J'ai une relation très étroite avec Suzuki et Yoshimura. J'ai commencé à collaborer avec Suzuki en 2010. Suzuki SERT m'a demandé de faire la finale au Qatar, ce que nous avons fait, et nous avons même remporté le titre pour Suzuki. Vous voulez toujours améliorer votre temps, car vous n'avez qu'une seule chance, qu’une seule course pour tout donner. C'était un défi que je voulais relever longtemps, surtout les grandes courses. J'ai pu le faire cette année, en gagnant les deux grandes puis le titre. On n’aurait tout simplement pas pu faire mieux. 

Je viens d'entendre quelques chiffres ici de votre directeur technique Kato Yohei. C'est le 17ème championnat du monde pour le SERT, le 20ème pour Suzuki et le premier pour cette équipe. Qu’est-ce que cela représente pour toi ?

Pas mal pour une première saison!

[Rires]. Oui, n'est-ce pas !

Pas mal pour une première saison!

Tu as fait le dernier relais de la course à Most et c’est toi qui a franchi la ligne d'arrivée. A quoi as-tu pensé à ce moment-là ?

Nous avons dû adapter la stratégie pour le dernier. Mon dernier relais était vraiment à la limite à cause de la consommation de carburant. Si nous avions du aller au stand, nous n’aurions pas été sur le podium. Ce que nous voulions vraiment. Car le titre c’est bien mais, sur le moment, tu veux juste être sur le podium. Donc lors des derniers tours, j'essayais de consommer le moins de carburant possible. L'équipe me disait constamment combien de tours il nous restait. Donc tant que le voyant d'avertissement de carburant ne clignotait pas, je savais que nous étions toujours bons. Je gérais l'écart avec la Kawasaki derrière moi tout en économisant du carburant. Quand j'ai vu qu'il restait un tour et que je n'avais pas de voyants, j'ai fait le dernier tour à un rythme plus rapide et je me suis bien amusé !

Tu as fait le dernier relais de la course à Most et c’est toi qui a franchi la ligne d'arrivée. A quoi as-tu pensé à ce moment-là ?

Tu as réalisé en franchissant la ligne que votre équipe était championne du monde ?

Oui, nous l'avons calculé avant. Mais l'autre objectif était d'être sur le podium pour pouvoir célébrer correctement !

Tu as réalisé en franchissant la ligne que votre équipe était championne du monde ?

Cette année, tu es également devenu ambassadeur Motul. Comment perçois-tu partenariat et l'implication de Motul pour l'équipe ?

Il y a plusieurs parties prenantes ici : nous avons l'équipe, l'ingénierie, le côté Suzuki, les préparatifs… La moto est entièrement préparée en usine et c'est une super moto. Mais vous avez besoin de bons partenaires pour pouvoir gérer tous les objectifs. C'était super d'avoir Motul à bord.

Cette année, tu es également devenu ambassadeur Motul. Comment perçois-tu partenariat et l'implication de Motul pour l'équipe ?

Le Mans a été la première course d'endurance de 24 heures que vous avez remportée, mais vous avez également gagné le Bol D'Or. Quels enseignements avez-vous tirés de la deuxième course de 24 heures ?

Au Mans, je m'attendais à quelque chose de dur à cause du manque de sommeil et du fait qu'il faut continuer à tout prix. Et en fait… c'était bien pire que je ne le pensais ! C'était un défi physique, mais aussi mental. Mais quand vous y arrivez et que vous remportez la victoire, c'est une émotion énorme qui vous submerge après un si gros effort. Le mérite revient non seulement aux pilotes, mais aussi à tous ceux qui nous entourent. Toute l'équipe est épuisée et nerveuse. Donc, si vous gagnez, c'est un sentiment très spécial. C'est comme tout dans la vie : si vous travaillez dur pour quelque chose et que vous l'obtenez, c'est mieux que de l'obtenir gratuitement !

Le Mans a été la première course d'endurance de 24 heures que vous avez remportée, mais vous avez également gagné le Bol D'Or. Quels enseignements avez-vous tirés de la deuxième course de 24 heures ?