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Les Garages Écoles : "Trouver un emploi pour les jeunes, dans un secteur très demandé"

24.07.2020

Trois grandes organisations automobiles en France ont collaboré pour développer "Les Garages Écoles", une organisation à but non lucratif qui aide les jeunes qui veulent faire carrière dans l'industrie automobile. Cette nouvelle initiative, qui leur donne la possibilité de se former sur le tas, est déployée sur 15 sites en France et forme 450 étudiants par an. Les élèves qui ont suivi la formation trouvent plus facile de poursuivre une carrière dans le secteur automobile, et repartent souvent avec quatre ou cinq offres d'emploi. Michel Rivoire est le président de la Fondation Motul Corazon, et nous l'avons rencontré pour en savoir plus.

 

Les Garages Écoles : "Trouver un emploi pour les jeunes, dans un secteur très demandé"

Michel, pouvez-vous nous parler du projet "Les Garages Écoles" ?

L'association "Les Garages Écoles" a été créée par trois entreprises dont l'activité se situe dans le domaine des services automobiles et motocyclistes avec un objectif clair et une échéance précise : contribuer à la création d'une quinzaine d'écoles de production dédiées à l'automobile dans les 10 prochaines années. Le quatrième fondateur est la Fédération nationale des écoles de production. Elle accueille les jeunes en échec scolaire, les réintégre et les accompagne jusqu'à l'obtention d'un diplôme professionnel. Trois années, pendant lesquelles ces jeunes mêlent formation académique et pratique de la mécanique, dans un seul lieu : le garage de l'école. Et selon le principe "faire pour apprendre".

 

Michel, pouvez-vous nous parler du projet "Les Garages Écoles" ?

Quel est votre rôle dans ce projet et comment Motul y est impliqué ?

La Fondation Motul Corazon et la Fondation Norauto ont initié cette fusion, rapidement rejointe par la Fondation Identicar. En tant que président de la Fondation Motul Corazon, qui est la fondation de la société Motul, et avec Helene Zaugg, vice-présidente, et notre comité exécutif, nous travaillons dans le monde entier pour promouvoir l'apprentissage des jeunes en difficulté sociale et scolaire. Depuis sa création il y a 10 ans, la Fondation Motul Corazon a aidé plus de 50 projets, notamment en Europe, en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie-Pacifique. Motul m'a proposé de représenter la société au sein de l'association et j'ai été élu trésorier, aux côtés du président David Tuchbant, également président du Club Identicar. Motul s'engage à mobiliser ses employés et son réseau français et versera 100 000 euros par an, comme ses deux autres partenaires.

Pourquoi cette initiative est-elle importante - n'y a-t-il jamais eu un tel projet en France auparavant ?

Il s'agit de la première initiative de ce type en France, réunissant trois acteurs de la mécanique automobile. C'est une initiative importante car 60 000 à 100 000 élèves, mal adaptés au système scolaire, échouent à l'école à la fin du collège. Enfin, c'est une initiative importante parce que les jeunes ainsi formés sont certains de trouver une carrière dans un secteur très sollicité.

Quel âge ont les élèves qui fréquentent ces écoles et quelle est la durée du cursus ?

Les apprentis peuvent entrer à partir de l'âge de 15 ans et rester au moins trois ans pour obtenir un diplôme d'État. À leur sortie, ils entament une carrière professionnelle dans une entreprise, mais certains poursuivent leurs études, notamment jusqu'au baccalauréat professionnel.

Quel âge ont les élèves qui fréquentent ces écoles et quelle est la durée du cursus ?

Est-ce à l'échelle nationale ? Quels sont les plans de développement ?

Le programme est national : deux écoles sont en cours d'extension à Lens et à Lille ; une réunion de lancement a été organisée au Mans, à l'initiative de Thierry Quilan et Romain Grabowski de Motul. Trois autres réunions sont prévues à l'automne à Paris, Bordeaux et Marseille.

Qu'est-ce que cela signifie pour les étudiants à leur sortie de l'école ?

Grâce aux écoles de production, les jeunes reprennent confiance en eux et retrouvent une certaine fierté, ainsi, ils s'intéressent à nouveau à leur avenir. Ces écoles leur permettent d'apprendre à travailler dans des conditions réelles et, à ce titre, elles sont très demandées. L'industrie des services automobiles a tant d'offres d'emploi insatisfaites... cependant, les étudiants de cette filière n'ont aucun problème à se faire embaucher dès la sortie de l'école. En trois ou quatre ans, ces jeunes passent de l'échec à la reconnaissance professionnelle.

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